Je nous entends encore il y a quelques semaines en arrière se réjouir de partir.. Et c'est à peine parties là-bas que nous voilà déjà rentrées à Genève.. Ces 3 semaines se sont passées en un claquement de doigt.. Tout était parfait, tout est à refaire, tout n'a été que du pure bonheur..
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Bali c'était?..
Se lever pour aller prendre le soleil de midi, attendre le coucher du soleil, s'acheter une bague de fiancaille, écouter ''Ali Baba'' en boucle, se faire prendre dans les bras de tous les videurs et serveurs, abandonner nos classiques verres pour de grosses gourdes d'alcool, faire croire aux gens que l'hymne suisse c'est '' Enculés de danseurs'' avec la choré qui suit sous le drapeau helvetique, se faire manger par les vagues, sortir habiller n'importe comment, regarder les surfeurs, aller au Bounty, se faire reconnaître jusqu'à l'aéroport, manger pour 3 fr du Mie Goreng, partir à la découverte des merveilles de l'ile avec notre pote de la plage, porter des iguanes sur nos épaules, jouer à cache-cache avec Edouard, baver devant P'tit Chou, entendre la voix aigue de John au réveil, trouver un petit-copain aux gars de l'hotel, siffler à 7h du matin dans tout l'hotel, se teindre en ''blonde'', mettre les habits des gens dans l'eau, se rincer du sable dans la piscine, se prendre pour Miss Pécu, boucher les toilettes, sentir les tremblements de terre, vivre malgrè les coupures de courants, boire un ''Screaming Orgasm'' au Crusoe's Bar, bronzer à la plage, creuser un trou dans le sable blanc, faire du shopping, se faire masser au bord de l'eau, entendre '' Transport'' toutes les 5 min, monter à 5 sur un scoot sans casque, crier contre le canard de l'hotel, fumer des cigarettes au clou de girofle, rencontrer Mr Hartley c½ur à vif, se faire prendre pour un couple, applaudir les breakeurs de 12 ans percés et tatoué, se faire inviter par le danseur musclé, monter dans les cage, se défouler en tournant le gouvernail, tomber dans la piscine de mousse, lancer une émeute contre les gens out de la mousse, avoir des courbatures, souffrir de l'estomac de bois, demander plus d'alcool, faire croire qu'en Suisse on boit plus que n'importe oû ailleurs, rencontrer des Australiens, tremper ses pieds dans l'océan, tizer sur la plage, parler avec des Indonésiens, insulter les gens avec le sourire, se cacher sous nos lunettes de soleil, dire ''Thank you Salope'' et se piquer un fou-rire qui devient contagieux dans tout le restaurant, se battre avec les gens qui roulent en scoot sur le trottoir, carburer au coca, admirer les temples et les rizières, aller dans un hotel de luxe des espagnols, prendre des photos de Dreamland, se baigner dans les sources d'eau chaudes, hurler ''fils de chien'' dès qu'on s'énerve, s'accoutumer aux traditions locales, sortir tôt pour les Happy Hour, se croire dans ''Mission Impossible in Bali'', manger des sushis à volonté, se payer un restaurant gastronomique, envoyer les serveurs taper les danseurs, se faire appeler tout le temps, se faire griller pour nos mosquitos, continuer à jouer à ce jeu ridicule qui nous rendait folles, découvrir au réveil plein de petites surprises, attendre 2h du mat avant de commencer à vraiment se bouger, observer geste par geste ce qu'ils font et surtout avec qui, s'énerver, se calmer, les rendre jaloux, les boycotter, les retrouver pour finalement s'y attacher.. Et puis prendre l'avion, rentrer à la maison, retrouver la routine et espèrer y retourner de suite...
Ca me manque tellement tout ça.. Mais comment est-ce possible que tout se soit passé si vite.. Comme si finalement on ne l'avait que rêvé..
Jamais je n'oublierai tous ces moments de folie passés là-bas..
J'pourrais encore citer souvenirs par souvenirs, trips par trips, jour par jour tout ce qui s'est passé là-bas, mais finalement tout ça est bien loin de ce qu'on a ressenti là-bas, ça se passe de mots.Le bonheur tel qu'on l'a connu à Bali, ca ne se décrit pas, ca se vit..
Tout simplement les meilleures vacances de ma vie..qui se sont terminées par un très douloureux retour ici. Revenir à cette réalité n'a pas été simple après tout ça.
Oriane, sans toi, rien n'aurait été pareil..Ca m'fait bizzare de ne plus avoir une petite garce qui dort encore le matin quand je me lève!Maintenant c'est un lien encore plus fort qui nous unit après ces 3 semaines intensives ensemble..Toi même tu sais. Ensemble, on a enfin réussi ce qu'on a toujours cherché ce fameux 17 août!! Ces vacances, quoiqu'il arrive, on les gardera toujours en nous!
Jamais je ne pourrais oublier .. Jamais.
Miss you so much ....